INFO-NÉGO 2

ABPPUM, INFO-NÉGO

 

Négociation 2016 sur les salaires et l’atteinte de la parité salariale.  INFO-NÉGO numéro 2

 

La négociation entre l’Unité I et l’Employeur pour les salaires de juillet 2016 à juin 2018 et l’atteinte de la parité salariale a repris le 30 juin 2016.  Le 8 juillet, la demande salariale de l’ABPPUM et l’offre salariale de l’Employeur ont été déposées à la table.  Il y a un gouffre entre les positions des deux parties.

 

La position de l’ABPPUM est basée sur la parité avec nos collègues anglophones travaillant au Nouveau-Brunswick.  C’est une question de justice naturelle : il n’y a aucune raison pour qu’en engageant une professeure ou un professeur à Moncton on doive lui dire « Puisque tu travailles à l’UMCM, ton salaire doit être plus bas qu’ailleurs dans la même province ».  Des conditions salariales compétitives permettent d’attirer un corps professoral compétent et de le retenir.  Elles permettent à l’Université de maintenir sa réputation et d’attirer et de retenir les étudiantes et les étudiants.  L’Employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer cette compétitivité, il consolide en même temps la pérennité de l’Université.

 

La position de l’Employeur est basée sur l’incertitude budgétaire, invoquant le contexte : les subventions gouvernementales provinciales sont gelées depuis deux ans et l’avenir serait incertain.  Le gouvernement parle même de lier les hausses éventuelles de ses subventions à l’atteinte par les Universités d’objectifs spécifiques mesurés par des indicateurs de rendement qui restent à être définis.

La solution de notre employeur : on laisse tomber la parité.  Les autres universités sont dans la même province, elles sont subventionnées par le même gouvernement qui applique les mêmes règles pour tous.  Leur solution : on se bat pour maintenir notre compétitivité!  Notre avenir est en jeu, les administrateurs des universités anglophones semblent mieux le comprendre que nos administrateurs.

 

 

Demande de l’ABPPUM : le retour à la parité (le 8 juillet 2016)

 

Juillet 2016 : 2 %

Janvier 2017 : 2 %

Juillet 2017 : raccourcissement des échelles de deux étapes  +  2 %

Janvier 2018 : 2  %

 

Si les salaires dans les autres universités de la province montent en moyenne de 2 % par an les deux prochaines années (estimation raisonnable), nous serions avec l’obtention de ces demandes à parité avec elles.

 

Offre de l’Employeur, le 8 juillet 2016

 

Juillet 2016 : + 0,5 %

Janvier 2017 : + 0,5 %

Juillet 2017 : +0,75 %

Janvier 2018 : +0,75 %

 

Si nous acceptions ces offres, sous l’hypothèse de la parité définie sur la base d’un salaire de carrière de 30 ans (conformément à l’annexe S de la convention collective 2014-2018), nous serions en juin 2018 environ 3 % derrière la moyenne des universités anglophones de la province en juin 2016.  Double retard : 3  % sur les salaires et deux ans.  Si le salaire moyen dans ces universités montait de 2 % par an pendant les deux prochaines années, nous serions en juin 2018 environ 7 % derrière nos consœurs anglophones.  On n’avancerait pas vers la parité, on ne ferait pas de surplace, on s’éloignerait de la parité ce qui rendrait son atteinte plus difficile lors des futures négociations.

 

Un salaire inférieur parce qu’on travaille dans une université francophone au NB?  Non merci!

La négociation qui s’amorce sera difficile.  L’Employeur dit reconnaître le principe de la parité.  Il doit maintenant montrer qu’il est sérieux.  Pour le convaincre, nous avons besoin du soutien des membres.  Nous comptons sur vous.

 

AGS  sur la négociation

Vendredi 26 août 2016

Lieu et heure : 13 h 30, local 163, Pavillon Jacqueline-Bouchard

 

Venez en grand nombre, votre présence est un signal fort envoyé à l’Employeur