INFO-NÉGO 3

Info négo

L’ABPPUM demande la conciliation

Lors de la négociation de la Convention collective actuelle, il était prévu que, cette année, nous négocierions uniquement les salaires afin d’atteindre la parité salariale avec les trois universités anglophones de la province. Pour y arriver, notre comité de négociation et l’Employeur ont eu trois rencontres à la table de négociation, soit les 9 juillet, 19 août et 29 septembre. Les deux parties ont déposé et présenté leurs positions respectives : l’ABPPUM a fait une présentation sur les salaires de carrière et le calcul du coût de la parité salariale, et l’Employeur a fait une présentation sur le coût des fonds de pension dans les différentes universités de la province, ce qui n’est pas pertinent dans ces négociations. Nous avons quitté la table le 29 septembre, non seulement en raison de la différence importante entre la demande salariale de l’ABPPUM et l’offre salariale de l’Employeur, mais surtout en raison de la mésentente profonde entre les parties sur l’interprétation de la lettre d’entente signée lors de la négociation sur la parité salariale en 2015.

La lettre d’entente sur la parité salariale que les deux partis ont signée (annexe S de la convention collective en cours) ne fait pas mention du fonds de pension. Plus précisément, un paragraphe sur le fonds de pension existait dans l’ébauche de cette lettre, c’était une demande initiale de l’Employeur, mais qu’il a lui-même laissé tomber pour arriver à une entente.

La lettre d’entente porte sur une formule qui définit la parité salariale et sur des calculs en application de cette formule qui identifient à 5,9 % l’écart salarial entre nous et les universités anglophones de la province en juin 2016. La lettre conclut en disant que la négociation reprendrait en 2016-2017 afin d’établir un plan d’atteinte de la parité salariale.

Notre lecture de la lettre d’entente est que le propos de cette négociation est de déterminer un plan pour combler cet écart salarial. Le vœu de l’Employeur est d’introduire l’argent qu’il verse aux fonds de pension dans la discussion, malgré le fait qu’ils aient été éliminés de l’entente lors de la négociation en 2015. Ces positions étant irréconciliables, nous avons dû quitter la table de négociation et demander la conciliation. Un conciliateur vient d’être nommé le 25 octobre.

Les calculs de l’Employeur :

L’Employeur compare les sommes qu’il a versées au fonds de pension pendant quatre années, de 2012 à 2015, avec celles qui ont été payées par les autres universités pour leur fonds de pension respectif. Ses arguments sont comme suit :

  1. L’UdeM contribue à hauteur de 16,98 % de sa masse salariale au fonds de pension.
  2. En moyenne les autres universités contribuent à hauteur de 8,97 % de leurs masses salariales respectives pour leurs fonds de pension respectifs.
  3. Donc, il paie 8,01 % de plus que les autres pour son fonds de pension.

Notre réaction:

Le plan de pension ne fait pas partie de la lettre d’entente et ne devrait pas faire l’objet de négociation à ce point. Nous négocions la parité salariale, un point, c’est tout!

Mais si on joue le jeu des arguments, notre comité de négociation a quelques arguments en poche! Venez à la prochaine AGS pour en savoir plus…

Ce qu’il faudra bien faire un jour :

Un jour, nous aurons peut-être la mainmise sur notre fonds de pension, mais en attendant, nous n’avons aucun contrôle sur ce domaine que l’Employeur considère comme sa possession personnelle. Nous n’avons jamais négocié notre fonds de pension, donc nous n’acceptons pas le désir de l’Employeur de l’intégrer dans les négociations sur la parité salariale.

Si l’Employeur veut parler de notre pension, qu’il nous invite à en discuter ouvertement, mais seulement quand nous aurons établi la parité salariale avec les trois universités anglophones de la province, conformément à l’entente établie entre lui et nous l’an dernier. À cette occasion, nous espérons avoir la possibilité de discuter d’autres sujets se rapportant à la parité, entre autres, des primes de départ de certaines professeures et certains professeurs d’autres établissements et des pré-retraites offertes à nos collègues d’ailleurs.

En attendant, nous demandons que l’Employeur respecte sa parole et ses promesses.